Contrairement à ce que tentent de faire croire les négationnistes et les pseudo-révisionnistes qui nient le génocide ou cherchent à le banaliser, les nazis ont bien exterminé Juifs, Tziganes et Slaves.
Le génocide a bien eu lieu et il n'est pas le fruit du hasard ou des circonstances liées à la 2ème guerre mondiale.
La « solution finale de la question juive » procède d'une volonté systématique d'extermination, inscrite dans l'idéologie nazie, ouvertement exprimée dans Mein Kampf dès avant l'arrivée au pouvoir de Hitler, mise en ½uvre avec obstination à partir de 1933 et conduisant tout droit au génocide désigné aujoud'hui par les Juifs sous le nom de Shoah, « destruction totale ».
2. La mise en ½uvre systématique du génocide
En janvier 1939, Hitler considérait comme probable « l'extermination de la race juive en Europe » si une guerre devait intervenir.
Après la défaite et l'occupation de la Pologne, les Juifs polonais ont été rassemblés à proximité des n½uds ferroviaires et enfermés dans des ghettos où ils furent astreints au travail forcé.
En 1940, après la défaite française, les nazis envisagèrent un moment la possibilité de transférer les juifs d'Europe à Madagascar. En attendant, la politique hitlérienne de déportation des Juifs et de ghettoïsation se poursuivit en Allemagne, en Autriche, en Tchécoslovaquie et en Pologne.
Entre le printemps et l'automne 1941, les chefs nazis ont pris trois décisions très importantes pour mettre en ½uvre leur politique d'extermination systématique des juifs, sous le nom de « solution finale de la question juive » :
- la création de forces mobiles spéciales organisées au sein de groupes d'intervention ( Einsatzgruppen ) chargés de fusiller sur place en même temps que les cadres et les membres du parti communiste, tous les Juifs, hommes, femmes, et enfants, au fur et à mesure de l'avance allemande en territoire soviétique ;
- l'extension du génocide à l'ensemble du continent européen ;
- la construction de camps d'extermination équipés de camions à gaz et de chambres à gaz utilisant le monoxyde de carbone ou le Zyklon B ( acide prussique ), ainsi que de fours crématoires.
Le 20 janvier 1942, les modalités du génocide ont été définitivement arrêtées à la conférence de Wannsee sous la présidence de Heydrich secondé par Eichmann.
Au printemps 1942, fut lancée l'« opération Reinhard » qui concernait la liquidation des Juifs de Pologne.
Dans le même temps, le processus d'extermination s'intensifia; de toute l'Europe occupée partaient des convois à destination des camps d'extermination principalement celui d'Auschwitz-Birkenau.
3. Le camp d'Auschwitz
Implanté en Pologne à partir de 1940, le camp d'Auschwitz est devenu rapidement le plus important et le plus vaste des complexes aménagés par les nazis dans le cadre de la « solution finale ».
Il comprenait Auschwitz I, le camp de concentration, Auschwitz II -Birkenau qui était à la fois un camp de travail et un camp d'extermination, et Auschwitz III-Monowitz, un camp de travail au service de l'IG-Farben qui y avait installé une usine de caoutchouc.
A partir de 1942, Auschwitz-Birkenau a été la destination de très nombreux convois de déportés raciaux en majorité juifs, venant de toute l'Europe occupée.
C'est vers ce camp que furent dirigés 67 des 72 convois de déportés raciaux qui ont quitté la France pendant l'occupation allemande.
Mais ce camp a reçu également des déportés non raciaux, déportés politiques et résistants, classés Nacht und Nebel (« Nuit et Brouillard »), c'est-à-dire destinés à disparaître « sans laisser de traces ».
Dès leur arrivée à Auschwitz-Birkenau, les déportés étaient triés et rangés sur deux files :
- d'un côté, les plus vigoureux, ceux que les SS pensaient pouvoir utiliser au moins un temps pour le travail forcé ;
- de l'autre côté, les enfants, les vieillards, les adultes hommes et femmes malades ou trop affaiblis par le voyage, qui étaient dirigés immédiatement vers les chambres à gaz.
Au total, 1 million de déportés sont morts dans ce camp.