Dès octobre 1940, avec la promulgation d'un statut des Juifs, la politique vichyste d'exclusion et de persécution, expression d'un antisémitisme et d'une xénophobie à la française, a défini, classé et isolé les Juifs résidant en France.
À partir de 1942, l'appareil d'Etat français, sous la direction de Pierre Laval, a apporté son concours à la mise en œuvre en France par les nazis de la « solution finale », en particulier lors de la rafle du Vélodrome d'Hiver à Paris où, les 16 et 17 juillet 1942, la police française sous l'autorité de René Bousquet a arrêté 13 000 juifs « apatrides ».
Plus de 80% des Juifs déportés de France ont été arrêtés par la police française.
En acceptant de livrer les juifs étrangers aux nazis pour affirmer la souveraineté de son gouvernement et tenter d'obtenir des concessions en faveur des juifs français, Laval s'est engagé dans une politique de marchandage dangereuse et illusoire, parce que condamnée à toujours céder un peu plus aux nazis.