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D'autres articles a venir sur Oradour-sur-Glane!!!Je suis encore en pleine lecture et ce livre est très touchant,croyez moi!comment on-t-il pu faire ca a des gens innocents,bordel de merde??!!!!scandaleux,que des fils de p***!ca me révolte toute ces cruauté humaine dont l'homme a été témoin et souvent victime,malheureusement!!!c'est tellement désolant,pour vu que ca ne se reproduise jamais,non jamais plus!!!

# Posté le mercredi 20 juin 2007 17:27

Je suis en train de lire "oradour-sur-glane",en voici qque passage:

Le groupe enfermé dans la grange ou je me trouvais comprenait entre autres:Brisssaud,le charron du village;Compain,le patissier;Morliéras,le coiffeur.A peine arrivés,les Allemands nous on obligés a enlever deux charettes encombrantes:puis,nous ayant fait pénétrer a l'intérieur du batiment,quatre soldats demeurés a la porte braquèrent sur nous des mitrailleuses,a feu croisés,dans le but de nous empecher de fuir.Ils parlaient entre eux et riaient en examinant leurs armes.Soudain,cinq minutes après notre entrée dans les granges,parraissant obéir a un signal donné par une forte détonation que j'ai déterminée comme provenant du Champ de Foire,ils poussèrent un grand cri et ouvrirent lachement le feu sur nous.Les premiers qui furent abattus furent protégés des rafales qui suivirent par les corps qui tombaient sur eux.Je me mis a plat ventre,la tete entre mes bras.Cependant les ballles ricochent contre le mur près duquel je me trouve.La poussière et le gravier genent ma respiration.Les blessés crient,d'autres appellent leur femme et leurs enfants!Soudain,la mitraillette cesse;les bourreaux,montant sur nos corps,achèvent,a bout portant,a l'aide de révolvers,les blessés qu'ils voient encore remuer.Jattends avec effroi la balle qui m'est destinée.Je suis blessé au coude gauche.Autour de moi,les cris s'éteignent,les coups de feu se font plus rares.Enfin,un grand silence règne,un silence lourd,angoissant,troublés cependant,par quelques plaintes étouffées!Les bourreaux ont alors déposé sur nous tout ce qu'il pouvait y avoir de combustibles a leur portée:paille,foin,fagots,ridelles de charrettes,échelles,etc...!Or,tout le monde n'était pas mort autour de moi.Quelques mots a voix basse,sont échangés entre ceux qui étaient indemne et ceux qui n'étaient que blessés.Je tourne légèrement la tete et j'apercois un de mes pauvres camarades couché sur le coté,couvert de sang,ralant encore.Mon sort va-t-il etre le meme?... Des pas se font entendre,les Allemands sont revenus.Ils mettent le feu au tas de paille qui nous recouvre.Les flammes se répandent rapidement,envahissent toute la remise.Je tente de fuir;mais le poids des corps de mes camarades gene mes mouvements.De plus,ma blessure m'empeche de me servir de mon bras gauche.Après des efforts désespérés,j'arrive a me dégager.Je me dresse,pensant recevoir une balle,mais les bourreaux avaient déserté la grange!"de M.Roby page 39 et 41!(page40:photo montrant "une vue des ruines",horrible!!!)

# Posté le mercredi 20 juin 2007 17:21

Je suis en train de lire le livre"oradour-sur-glane",en voici qque passage:

"Je risque un coup d'oeil derrière moi,malgré l'ordre recu,et je vois le groupe de nos meres et de nos compagnes qui s'éloignent lamentablement.Ce sont des femmes qui pleurent,d'autres qui s'évanouissent.Elles se soutiennent entre elles.J'apercois...,pour la dernière fois,ma femme qui,en larmes,disparait avec les autres au tournant de la rue."de M.Darthout page 37!

# Posté le mercredi 20 juin 2007 16:49

Témoignage:

Robert Marcault:
La tragédie que fut la «Marche de la mort» fut appelée ainsi simplement parce qu'aucun de nous n'aurait dû en revenir
A mi-janvier 1945, le camp d'extermination d'Auschwitz est en pleine effervescence. Le bruit court que les Russes sont dans les faubourgs de Cracovie, la rumeur d'une liquidation totale circule parmi nous, semant partout une panique rentrée. Tard le soir, par un temps glacial, les déportés sont rassemblés, et l'appel de ceux qui doivent partir est rapidement fait, c'est l'évacuation: nous reprenons espoir, on ne va pas nous liquider, mais rien ne nous laissait présager la terrible épreuve encore à venir... Dans la nuit noire, la route glacée et sans fin, nous laisse augurer de l'atroce calvaire si près de la bataille et si près d'être sauvés...

Au son du bruit sourd du canon qui nous parvient et nous remplit d'espoir, les hurlements et les coups forcent, hélas, la marche en rang par cinq, les loques humaines que nous sommes se meuvent lourdement. L'angoisse, l'insondable désespérance m'envahit, je suis plus seul que jamais, mon frère (de trois ans mon aîné), mon compagnon, resté au camp, il est a l'hôpital, il souffre, ses pieds sont purulents, il a le typhus.

Sur la route, dès la sortie nous rejoignons de longues colonnes de déportés venus des nombreux autres camps de la région et la grande épreuve, pire que la mort annoncée au début de cette rumeur, commence seulement.

Peu de temps suffira pour que dans la neige sale, nombre de mes camarades, les plus faibles, tombent exténués toujours achevés par les bourreaux. Nous avançons péniblement, morts-vivants cachectiques que l'on a fait de nous durant les longs mois de mauvais traitements et de malnutrition. La soif et la fièvre nous infligent de terribles souffrances, mais il faut marcher, toujours marcher, les coups pleuvent, les nazis paniquent: les Russes ne sont plus très loin.

Les hommes tombent nombreux, le délire prend le pas sur la réalité, je dors en marchant, je vois des châteaux illuminés, des fontaines qui coulent, je mange du pain. Je ne sens plus les coups et j'avance comme un automate, nous trébuchons souvent sur des mourants. A l'arrière de la colonne, les nazis abattent ceux qui traînent.

Depuis que nous avons quitté Auschwitz, le temps écoulé me semble être une éternité, mes galoches sont fichues, je marche les pieds nus dans la neige, le blizzard souffle, les jours et les nuits se succèdent, je lutte centre les mirages obsédants de la soif et de la faim, le désarroi m'envahit, je sens que je vais mourir. L'abandon physique est là, et cette dysenterie qui me vide... Le froid intense fige aussitôt le liquide qui s'écoule de moi et se transforme en autant de poignard et d'aiguilles tranchantes qui me lacèrent le corps. Mes jambes ne veulent plus avancer, mais je voudrais tellement vivre. Les haltes sont l'occasion choisie par les SS pour se distraire: cela consiste à obliger quelques déportés choisis au hasard à quitter la route et à courir dans la neige profonde qui recouvre les champs: les SS tirent alors sur les cibles humaines appelant cela « le tir aux lapins » avec leurs grands éclats de rires de meurtriers imbéciles.

Cette marche impitoyable a duré des jours et des nuits, hallucinante et irréelle.

A bout de force, épuisés, délirants, torturés par le froid, la soif, la faim, et toujours la peur, nos spectres en guenilles dans nos loques rayées. survivants de cette impensable marche de la mort, nous pénétrons dans le camp de Gross Rosen, l'horreur, la neige sale, les corbeaux, l'odeur des crématoires, la mort, une vision d'apocalypse nous accueille.

Accompagnés des brutalités habituelles, nos corps meurtris, transis de froid, traversent la place d'appel, véritable cloaque, où gisent désarticulés d'innombrables cadavres. Nous sommes dirigés au flanc d'une colline vers un baraquement en bois de sinistre allure, l'accueil se déroule comme toujours, mais passons sur ce séjour dans ce camp immonde, là n'est pas le propos.

Un matin, dans la nuit noire devant la baraque par ce temps glacial de janvier, nous sommes en rang en colonne par cinq pour recevoir notre pitance: une mince tranche de pain noir moisi, et après un rapide comptage, la marche à la mort reprend sur la route sans fin. Le calvaire durera encore longtemps, les jours et les nuits se succéderont. A la fin on nous fit monter dans des wagons de marchandises découverts, du type de ceux dont on se sert pour le transport des marchandises lourdes, par exemple le sable ou le gravier nous étions si serrés que nous ne pouvions nous asseoir, encore moins nous mouvoir, si bien que les mourants même flasques restaient debout, ceux qui glissaient étant irrémédiablement écrasés.

Au débarquement en gare de Weimar, l'hécatombe impressionnante de nos camarades de misère morts ou agonisants jonchent les wagons. On refait le compte des rares survivants et la marche reprend.

La montée de Weimar fut très dure, certains camarades n'ayant plus la ressource physique et morale se laissent tomber à même le sol glace, attendant la mort donnée avec indifférence d'une balle dans la nuque par les SS de service, débordés par ce travail répétitif. Chaque camarade disparu est une étoile unique dont a été privée l'Humanité. II faut savoir que pour beaucoup d'entre nous la notion de la mort n'était pas ce que l'on croit car vivre faisait partie du surnaturel.

Buchenwald: Une immense place d'appel. Nous arrivons devant un gradé SS qui nous compte et nous recompte. Les hurlements fusent de toute part comme à l'accoutumée, ces gens-là ne connaissent que l'aboiement. On nous parque entre les quatre murs d'une bâtisse sans toit. Certains sont dirigés sous un grand chapiteau de toile, où les hommes s'affalent à même le sol, il fallait vraiment avoir envie de vivre pour survivre dans cet impitoyable univers. Dans l'enclos où je me trouvais, nous les survivants tournions sans cesse dans un ultime instinct de survie, la bouche ouverte dans l'espoir de recevoir quelques gouttes d'eau qui tombaient du ciel, piétinant dans notre délire ceux qui étaient à terre.

Plus tard je fus dirigé vers les baraquements destinés aux enfants (j'avais 15 ans) appelé « Petit Camp » qui était en fait un sinistre mouroir.

Puis ce fut le cloaque qui avait pour nom « hôpital », c'est là que je fus libéré. C'est de mon châlit au quatrième niveau que j'assistais aux opérations chirurgicales effectuées dans des conditions primitives, dans la fange et les odeurs nauséabondes. Les râles de douleur ne cessaient jamais, les pansements étaient constitués de bandes de papier imbibés d'un liquide bleuté. Je faisais moi aussi partie de ceux qui sont « passés sur la table » comme nous disions. C'est aussi à travers ces immondices que les Armées libératrices ont fait défiler quelques notables de la ville de Weimar, leur montrant l'innommable conséquence de leur adhésion à l'idéologie de la « race des seigneurs » qu'ils avaient appelée de leurs voeux.

Malgré le retour des impunis, pour tous les Hommes épris de liberté et même les indifférents, qu'ils sachent que jamais il ne sera possible de rayer impunément de l'Histoire, les atrocités commises, la tache indélébile, inoubliable à jamais restera dans la Mémoire des Hommes. Tant que nous vivrons, et nos descendants après nous, témoigneront dans le Grand Livre de l'Histoire de l'Humanité, dénonçant ainsi sans relâche les atteintes aux droits les plus élémentaires de tous les êtres qui peuplent la planète. Luttons contre toute résurgence des idéologies fasciste et nazie revanchardes, dont le but final serait de fouler aux pieds pour mieux les violer les lois naturelles humaines et divines.

Robert Marcault

# Posté le lundi 18 juin 2007 03:43

Modifié le mercredi 20 juin 2007 17:27

Témoignage:

Nadine Heftler:
Souvenir du block d'enfants
Nadine Heftler est restée 9 semaines au bloc des enfants de Birkenau, où elle est entrée début novembre 44. Elle a écrit « Si tu t'en sors » aux Éditions de l'Harmattan.
Un rapport sur l'emploi des détenus. du 30 août 44, nous donne des précisions sur le nombre des enfants à Auschwitz-Birkenau: « Au camp de concentration A II, il y avait 619 garçons de 1 mois a 14 ans, dont 187 étaient détenus au camp B I pour les femmes, 204 au camp de quarantaine B II a pour les hommes, 175 au camp B II e pour les hommes. 4 au camp juif B II e pour les hommes et 49 jumeaux destinés à des fins expérimentales au camp-hôpital B II f pour les femmes. Par ailleurs, il y avait un groupe à part de plus de 300 jumeaux sélectionnés comme cobayes pour les expériences du Dr Mengele. De tous ces jumeaux. il n'en restait qu'une centaine en vie a I 'évacuation du camp. le 17 janvier 1945.

(Extrait d'« Enfance Martyre ». Ed. Interpress, 1981 Bibliothèque de l'Amicale)

Le « block d'enfants » de Birkenau était initialement prévu, paraît-il, pour recevoir des jumeaux, aryens ou juifs, sur lesquels les Allemands étaient sensés faire des expériences médicales dans l'espoir d'augmenter, à l'infini, le nombre de naissances de la race dite « supérieure ».

II se trouve que je fus admise dans ce block n° 12 de Birkenau, après avoir été sélectionnée quelques jours auparavant pour la chambre a gaz... mais les voies des SS étaient impénétrables... Nous sommes à l'automne 1944:

« Allongée au second étage d'une petite coïa1 blanche que je partage avec une camarade, j'ai l'impression d'être une jeune enfant polonaise, lorsque je m'éveille après une nuit telle que je n'en avais pas eue depuis... très... très longtemps!

Autour de moi, je ne vois que des enfants de trois à huit ans environ, qui malgré les « Ruhe Kinder2 si souvent réitérés des stubowas [3] s'interpellent d'un lit à l'autre. On entend aussi les pleurs de certains enfants, qui sont presque encore des nourrissons.

Les enfants sont déjà tous éveillés et excités lorsque retentit le « Aufstehen »3 qui marque le début de la journée.

Garçons et filles s'habillent le plus vite possible ; ils n'ont certes ni chemise de nuit, ni pyjama, mais suffisamment de couvertures pour enlever leur chandail pendant la nuit. Des enfants de quatre ans s'habillent seuls, mais un autre d'environ un an et demi est aidé par une fillette de douze ou quatorze ans. La solidarité qui existe entre les enfants est touchante. Chaque fillette à partir de l'âge de dix ans « adopte » un enfant plus jeune et s'occupe de lui, tout au long de la journée, pour l'aider à s'habiller, se laver, manger, etc.

Le block en bois, construit sur le modèle des « Reviers »4 est clair, et les deux rangées de coïas à trois étages peints en blanc, alignées de part et d'autre du grand « banc » de pierre qui parcourt toute la largeur du block, sont presque agréables à regarder. Chaque paillasse est recouverte d'une couverture rose, bleue, verte blanche ou jaune, impeccablement pliée aux quatre coins.

Le matin, tout le monde se met en rangs. Nous devons être environ deux cents « enfants ». On se rend au Waschraum5 tout à côté. Quel plaisir que d'avoir un quart d'heure officiellement consacré à sa toilette! Bien que pour l'instant nous soyons privés de savon et de serviette. II fait très froid, (la neige commence à tomber et l'eau est glacée) ; dans quelques jours on nous distribuera du savon.

Aux fenêtres et aux entrées du « Waschraum », des femmes éperdues font des signes désespérés aux enfants. Ce sont des mères qui ont, avec grande peine, trouvé le moyen de venir embrasser leur cher petit avant de partir au travail. Elles leur disent quelques mots, leur glissent entre les mains un morceau de pain avec une ration de margarine qu'elles ont économisé si difficilement: puis elles repartent s'enfermer dans la neige et le froid.

Et, pour être allées embrasser leur enfant, elles seront battues par une kapo6 inconsciente!

L'enfant complètement ahuri par ce flot de paroles que vient de déverser sa mère reste immobile, le morceau de margarine entre les doigts. Sa mère est déjà loin, lorsque, incapable de manger, il reste cloué à terre, les yeux perdus dans un rêve lointain. Essaye-t-il d'imaginer l'enfance à laquelle il a droit? Ou bien, par un grand effort de mémoire, tente-t-il de se rappeler l'époque lointaine, si lointaine qu'il parvient à peine à la revivre, où il essayait de grimper sur les genoux de sa mère?

Peut-être ce petit hongrois revoit-il le champ de blé où il accompagnait ses parents au moment de la moisson? Et cette petite fille allemande aux nattes blondes (les enfants allemands étaient ceux des prostituées et des « droits communs ») essaye-t-elle de se remémorer le trottoir sale, où elle jouait dans un faubourg de Berlin?

Ce petit russe, qui ne doit pas avoir plus de 6 ans, ne se laisse pas impressionner et mord à pleines dents dans un croûton de pain que sa mère, une paysanne, vient de lui apporter en courant. Et ce petit garçon, polonais juif, ne connaît pas ses parents , « il ne sait pas s'il en a... ».

En fait, tous ces « enfants » ne sont déjà plus des enfants, et certains ne l'ont probablement jamais été. Ils savent rire, certes, mais leur rire sonne faux. Aucun ne sait jouer, car on ne le leur a pas appris, et ils n'ont pas assez de force pour l'inventer. Ils restent assis pendant des heures au même endroit, sans bouger, sans rien faire. Ils ont un visage pâle et inexpressif, que deux grands yeux noirs et inquiets n'éclairent pas. Pleurer pour eux, est aussi rare, que rire...

Ces enfants, venus d'une Europe entière et qui, par miracle, n'ont pas été brûlés vifs à l'arrivée au camp, se sont retrouvés dans ce block 12 de Birkenau et ne se sont sans doute jamais demandés pourquoi ils se trouvaient là... puisqu'ils n'avaient jamais rien connu d'autre... (II s'agit des enfants les plus jeunes, dont certains étaient nés au camp).

Quant aux expériences « médicales » il semblerait qu'elles aient été arrêtées à cette époque... (?).

# Posté le lundi 18 juin 2007 03:29

Modifié le mercredi 20 juin 2007 17:28